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«Employabilité»: voilà un mot au cœur de la révision de la Loi sur l’assurance chômage. Un mot que nous devrons critiquer vigoureusement au cours de la campagne référendaire, afin de la renvoyer à leurs auteurs le 26 septembre prochain. Car être employable, au sens de cette loi, c’est accepter sans protester de se faire exploiter.

Apparu probablement dans les années 1980, en même temps que d’autres mots épouvantables du management néolibéral, comme «profitabilité», «efficience», «finaliser», «valider», «équité», «droizédevoir», l’employabilité désigne «les capacités d’une personne à se maintenir dans un emploi ou à en trouver un». D’abord réservé à certaines catégories de la population, en particulier les personnes handicapées physiques et mentales ou les chômeurs de longue durée, le mot s’est imposé au fur et à mesure que les assauts des classes dominantes et des gouvernements pour généraliser la flexibilité du «marché du travail» gagnaient du terrain. Désormais, il nous concerne tous. A chacun et chacune de prouver qu’il est «employable». Et donc, peut-être, «inemployable», autrement dit inutile, un déchet même pas recyclable, à jeter. Lire la suite »

C’est un beau mot, confiance. Terme évoquant la sécurité, la loyauté, l’abandon à l’autre dont on sait qu’il ne trahira pas, il parle aussi de courage, de la force donnée par confiance en soi. Composé de cum, avec, et du vieux français fiance (qui a donné fiancé, fiançailles), il est dérivé du latin fides, foi, croyance, créance, crédit.

Cependant, en ces temps de crise économique qui met les Etats à genoux, la confiance semble réservée aux marchés financiers. Il faut rassurer ces derniers, sous peine de cataclysme. Tous les bien pensants s’en barbouillent les lèvres comme de confiture. Tous psalmodient le credo d’un maître, le «socialiste» Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) : «Ce qu’il faut avant tout dans un moment comme celui-ci, c’est rétablir la confiance dans les marchés et rassurer les investisseurs….» Pas la confiance des peuples certes! Et l’on songe à Mme de Staël disant que que la foi, cette confiance poussée à son extrême, c’est aussi et surtout une adhésion ferme «à une chose révérée comme un culte». Lire la suite »