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Il faut les prendre jeunes, très jeunes si possible. La Migros a compris. Après avoir distribué des cartes de jeux, des billes, la voilà qui remet gracieusement, pour chaque achat parental de 20 francs suisses, des «nanos». Ça ne vous fait penser à rien, le préfixe «nano»?

C’est vachement sympa, les nanos, si l’on en croit le communiqué de presse de la plus grande «coopérative à but social», ce qui fait d’elle, avec ses 2 millions de Suisses coopérateurs membres, «une chaîne de supermarchés possédée par ses consommateurs», comme dit Wikipedia. C’est aussi un «conglomérat d’entreprises suisses actives dans le secteur de la grande distribution» qui domine tout, ou presque, en matière de produits de consommation courants. Personne n’échappe à la Migros. On y trouve de tout, de la serpillière à l’ampoule basse consommation, en passant par la culture, la banque, les voyages. les asperges du Pérou, les soutiens-gorge «éco» fabriqués en Chine, les ordinateurs et les huiles de bagnole. Il y a des succursales dans chaque quartier, elle a même un site de vente en ligne, tout le monde achète à la Migros, de bonne grâce ou contraint et forcé. Seuls ceux qui produisent pour la Migros font la grimace, mais c’est une autre histoire. Lire le reste de cette entrée »

Publicités

Une pub à la radio française fait soudain dresser l’oreille. Pour vanter ses systèmes de sécurité, une banque interroge ses clients potentiels: savent-ils tout ce que les cambrioleurs l’ont amenée à découvrir pour mieux les protéger? Et les publicitaires, savent-ils qu’ils reprennent là une théorie de Karl Marx?

La citation est de mémoire, le café matinal n’avait pas encore produit tous ses effets. Pourtant, c’est sûr: une banque française retrouvait ─ spontanément, probablement ─ une théorie très amusante de Karl Marx sur la contribution des criminels au fonctionnement de la société, au développement de l’intelligence et à l’enrichissement de ceux qui le combattent. A propos des «bénéfices secondaires du crime», il a écrit, au détour  du quatrième livre de son grand œuvre, Le Capital, un chapitre tout à fait amusant, que je ne résiste pas à reproduire, dans une version légèrement raccourcie et  soulignant en gras les passages les plus croquignolets, afin de ne pas lasser le lecteur. Ce passage de Marx (tiré des «Théories sur la plus-value» dans le Capital livre IV) est assez connu, il a d’ailleurs a été diffusé tout récemment sur son site par la Fondation Copernic.  Lisez, cela en vaut la peine et c’est une occasion de vérifier que le petit père Marx n’est pas toujours aussi compliqué, ni surtout aussi dépassé que ses détracteurs le disent!

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