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soldat israélienLe site Loubnan ya Loubnan, où un Français parle du Liban et de son amour pour ce pays, publie un article stupéfiant: «L’invraisemblable obsession scatologique du soldat israélien». Ou il expose de manière documentée comment, en plus de tuer, détruire, voler, torturer, l’armée israélienne laisse systématiquement le produit de ses défécations chez ses «ennemis». Une manière sans équivoque de leur dire: «En plus de vous vaincre, on vous emmerde, parce que vous nous faites vraiment chier». Le stade de développement psychique que cela révèle a été très complètement documenté au début du XXe siècle par le bon Docteur Freud et son collègue Karl Abraham.

L’«armée la plus morale du monde» pratique là, en effet, un étrange «art de la guerre». Cet aspect pestilentiel des choses a été très peu diffusé en français, et à peine un peu plus en anglais. Mais le crime de lèse-majesté du drapeau français, commis tout dernièrement par les soldats israéliens à Naplouse, en Cisjordanie, commence à faire changer les choses, semble-t-il.

Même si cette manie a un caractère dérisoire (et quelle dérision, en effet…), comparée aux exactions mortelles commises par l’armée israélienne, il faut que ça se sache. Je tente d’y contribuer, avec mes maigres forces et je diffuse donc à mon tour le billet de Loubnan ya Loubnan.

De temps en temps, poussée par l’indignation, je publie un bref billet sur la guerre menée par Israël contre les Palestiniens. Voici donc quelques sujets, un peu voisins repêchés dans les bas-fonds de ce blogue:

Que les survivants aillent à pied!

L’école et les mitraillettes

Qui a dit que «le terrorisme fait partie de la guerre politique»?

Illustration: Soldat israélien de retour de la deuxième guerre du Liban, publiée sous domaine public

cupC’était dimanche, 11 janvier. Un jour où, exceptionnellement, nous n’avions pas honte de notre gouvernement helvétique. Nous pouvions presque être fiers: la Suisse, par son Département des affaires étrangères (DFAE), soutient la demande d’une réunion extraordinaire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur la situation à Gaza. C’était sans compter avec la presse, en l’occurrence la Radio suisse romande La Première, au journal de 12h30.

Sous couvert d’objectivité, probablement (mais les journalistes croient-ils eux-mêmes à cette supercherie), le journal ─ qui a consacré quand même 2 minutes 55 secondes au sujet ─ a non seulement traité l’initiative suisse par-dessous la jambe, mais a fait une place de choix aux propos de l’ambassadeur d’Israël, couronnant le tout en donnant les résultats d’un sondage bidon, voire bidonné. Que même un enfant de cinq ans comprend tout de suite que c’est du foutage de gueule.

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femmes-en-noir-international1Je ne ferai pas de commentaires sur l’horreur de la situation à Gaza. Sur la toile, les analyses, les témoignages, les cris d’indignation se multiplient.  Tout juste suggérerais-je d’aller lire le billet d’Alain, qui cherche à comprendre; et celui de Mona Chollet et Thomas Lemahieu, Construire l’ennemi, parce que c’est un excellent article et que Périphéries est un de mes sites préférés, qui traite de la question palestinienne depuis plusieurs années.

Heureusement, le 5 janvier un message est tombé dans ma boîte à courriels. Je ne peux faire autrement que le relayer  immédiatement.  Au moins ça… Emanant de plusieurs organisations de femmes israéliennes, il a été envoyé le 31 décembre 2008 par les Femmes en Noir à divers réseaux de femmes européennes.

consulat-toronto1Et le 8 janvier, on apprend qu’un groupe de Canadiennes juives occupent le consulat israélien de Toronto, pour protester contre l’attaque israélienne contre la population de Gaza. Selon le communiqué, les protestataires occupent le consulat pour envoyer le message clair que beaucoup de juifs canadiens ne soutiennent pas la violence d’Israël et ses politiques d’apartheid. Ils se joingnent aux peuples de conscience partout dans le  monde, qui demandent la fin de l’agression israélienne et la justice pour le peuple palestinien.

Et toujours le 8 janvier, le CICR, pourtant extrêmement prudent dans ses déclarations, qui tourne 7777 fois sa langue dans sa bouche avant de prononcer ce qui pourrait ressembler à une condamnation politique, lance un appel et publie un communiqué atroce sur ce que l’équipe du CICR et du Croissant-Rouge palestinien ont découvert dans un quartier de maisons touchées par les bombardements israéliens: des blessés, des tout petits enfants enfants trop faibles pour se lever à côté de leurs mères respectives, mortes.  Il demande d’urgence l’accès aux blessés et conclut ce communiqué par ces mots: « Le CICR estime que dans le cas présent, l’armée israélienne n’a pas respecté son obligation de prendre en charge les blessés et de les évacuer, comme le prescrit le droit international humanitaire. Il juge inacceptable le retard avec lequel l’accès a été donné aux services de secours. »

La déclaration des femmes israéliennes:

Nous, organisations de paix de femmes appartenant un large spectre d’opinions politiques, exigeons la fin des bombardements et autres instruments de mort, et appelons au commencement immédiat de délibérations pour parler de paix et ne pas faire la guerre. La danse de morts et des destructions doit finir. Nous exigeons que la guerre ne soit plus une possibilité, ni la violence une stratégie, ni l’assassinat une alternative. La société que nous voulons en est une dans laquelle chaque personne peut mener une vie en sécurité ─ personnelle, économique et sociale.

Il est évident que le prix le plus élevé est payé par les femmes et d’autres de la périphérie ─ géographique, économique, ethnique, sociale et culturelle ─ qui maintenant, comme toujours sont exclues de la vue du public et du discours dominant.
Le temps des femmes c’est maintenant. Nous exigeons que les mots et les actes soient dirigés dans un autre langage. Lire le reste de cette entrée »

Qui a dit ça ?

«Nous devons réfuter toutes les pleurnicheries contre le recours à la terreur par des arguments simples et évidents. La terreur est une arme de guerre. Nous menons un combat national et nous pouvons nous passer des états d’âme comme d’une rage de dents. Une bonne fois pour toutes : le terrorisme fait partie de la guerre politique.»

Qui a dit cette horreur? Oussama Ben Laden? Le mollah Omar? Baitullah Meshud, le chef de guerre pachtoune opérant au Waziristan (entre le Pakistan et l’Afghanistan), qui passe pour avoir organisé l’assassinat de Benazir Bhutto?

Quand ces propos inexcusables ont-ils été prononcés? Avant ou après le 11 septembre 2001? Avant ou après la guerre en Irak? Avant ou après la « montée de l’islamisme »? Rien de tout ça.

C’est M. Itzhak Shamir, ancien premier ministre d’Israël, qui l’a dit. Il l’a dit, et même écrit, en 1943. D’accord, c’était longtemps avant d’être premier ministre. Lire le reste de cette entrée »

Régulièrement, le Collectif Urgence Palestine (CUP) transmet à la presse ─ c’est-à-dire au Courrier, à 24 Heures, au Temps, à L’Illustré, à Migros Magazine, à L’Hebdo ─ un condensé des rapports sur les violations des droits humains commises par l’armée israélienne dans les Territoires palestiniens occupés. Avez-vous souvent lu tous ces détails dans vos journaux habituels ? Moi pas. Mais peut-être que je lis mal…

Ce mardi matin, nous apprenons que le gouvernement israélien a légèrement assoupli le blocus imposé dans la bande de Gaza, et commencé à y autoriser la livraison de carburant domestique. Cela après quatre jours de blocus strict qui faisait craindre une grave crise humanitaire à Gaza. Mais tout ça, c’est de la faute du Hamas. En tout cas, c’est ce qu’a déclaré, avec une grande élégance, ce modèle d’humanisme qu’est le premier ministre israélien, M. Ehoud Olmert. Selon les agences de presse, ce dernier a affirmé le week-end dernier, au plus fort du blocus – c’est moi qui souligne:

«En ce qui me concerne, tous les habitants de Gaza peuvent se déplacer à pied et manquer d’essence pour leur voiture, car ils sont gouvernés par un régime assassin qui ne permet pas aux habitants du sud du pays de vivre en paix.»

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