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Le réseau mixte et international Encore féministes, animé par l’historienne et écrivaine française Florence Montreynaud vient de diffuser à ses 4237 membres (personnes et associations) dans 55 pays une explication édifiante des raisons qui poussent tant de jeunes femmes à se dire «antiféministes».

L’historien Louis-Georges Tin en a récemment fait une chronique dans son émission hebdomadaire «La fabrique de l’Histoire» sur la chaîne de radio France-Culture. Il en a obligeamment transmis le texte, pour une large diffusion. Le voici:

«A quoi ça sert l’histoire? A faire apparaître des processus, là où ne voyons que des résultats. Or, cette démarche singulière n’est pas sans conséquence. Pour illustrer cette idée, un exemple suffira. Il concerne l’histoire des femmes. Lire le reste de cette entrée »

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Bandeau_portail_les-femmesÇa m’énerve, cette histoire de burqa qui vient à point, en France, pour divertir le bon peuple rendu hagard par les incessantes cruautés inventées par son omniprésident. En plus, évidemment, cela donne de nouveau l’occasion à certains de dire n’importe quoi. Non tant sur l’oppression des femmes, mais sur «l’incapacité civilisationnelle» des autres, les «pas comme nous»…

Commençons par quelques précautions oratoires : je suis féministe depuis que je me connais, militante (à gauche, cela va sans dire, mais je le dis) depuis à peu près aussi longtemps. Je hais les machistes, les mâles autoritaires qui savent mieux que les femmes ce qui est bon pour elles. Mais je hais tout autant les faux-culs qui utilisent le féminisme pour distiller des discours hostiles ─ et commettre des actes du même tonneau, tant qu’à faire ─ contre tous ceux qui ne sont pas de bons Occidentaux mâles, blancs, bourgeois, hétéros. Lire le reste de cette entrée »

C’est une amie suisse, peintre et illustratrice, qui vit au Québec depuis de longues années, qui m’a envoyé le lien sur cette vidéo. Je ne résiste pas à la reprendre, pour faire partager mon plaisir. Si vous ne la connaissez pas, courez-y , c’est une merveille : 500 ans d’art pictural occidental à travers des visages de femmes, de l’ange de Novgorod, peint au 12e siècle, à Picasso, en passant par Léonard de Vinci, Rubens, Fragonard, Sir Joshua Reynolds (un Anglais, que je ne connaissais pas du tout), quelques Russes du 18e siècle, Ingres. Et tant d’autres.

Au son d’une des Suites de Bach pour violoncelle seul, chaque visage remplace l’autre, dans un fondu enchaîné parfait. Les regards de ces femmes nous suivent, on les voit battre des cils, sourire, baisser les paupières sur leurs secrets, s’étonner, défier, rêver, se réjouir, n’en penser pas moins. Vivre, en un mot. Toutes ne sont pas des nobles ou des bourgeoises. Elles sont religieuses, paysannes, très jeunes filles, âgées. Elles ont prêté leurs traits à des Vierges, à des anges, à des héroïnes bibliques ou mythologiques. Ces femmes venues du fond des temps sont nos sœurs, nos voisines, nos amies.

Il paraît que cette vidéo est référencée sur d’innombrables sites et blogues de par le monde, que des millions d’internautes l’ont vue. C’est vrai qu’il est impossible de ne la regarder qu’une fois, tant elle est belle, surprenante, subtile.

Voilà, c’était une respiration pour la reprise des billets sur ce blogue, après un peu trop de travail alimentaire et quelques jours de vacances . Mais la suite suit!

Il y a deux ou trois semaines, un article du Temps s’émouvait (1): les jeunes portent de moins en moins de montres au poignet. Plus de deux tiers des adolescents états-uniens regardent l’heure sur leur téléphone portable. Est-ce inquiétant pour l’horlogerie suisse, docteur?

Si mes souvenirs sont bons, l’article concluait que non: la pression sociale impose la montre, donc pas de souci, il n’y a rien à craindre de la concurrence des portables. Et la gazette des «classes moyennes» – comme ils disent – de convoquer quelques experts pour confirmer cette analyse. Le patron d’une fabrique de montres de luxe, l’inévitable fils Hayek (le marchand de montres, pas le théoricien autrichien du libéralisme pur, qui d’ailleurs se prénommait Friedrich et avait une particule devant son patronyme), et le conservateur du Musée d’ethnographie de Neuchâtel. Tous diagnostiquent que les tocantes se portent comme le Pont Neuf. Tant mieux. Lire le reste de cette entrée »