You are currently browsing the tag archive for the ‘Etats-Unis’ tag.

Flint2764Les écologistes en rêvent: arracher l’asphalte des parkings, supprimer les routes inutiles, meurtrières et polluantes, jeter bas les bâtiments de béton, raser les horribles zones industrielles et commerciales à l’orée des villes… Et rendre, enfin, ses droits à la nature, laisser pousser les arbres et respirer la terre. Et, ce faisant, faire enfin reculer l’étouffante laideur dans laquelle nous condamnent à vivre ceux qui ne jurent que par la «croissance».

Le prix humain et social en est élevé, mais la crise de l’automobile aux Etats-Unis permet aux écologistes de réaliser leurs rêves les plus fous.

Selon The Telegraph du 12 juin dernier, repris par le site Contre Info, Flint, la ville du Michigan (USA) berceau de General Motors, la ville du Roger and Me de Michael Moore, a décidé de raser des quartiers entiers pour les rendre à la nature. Déjà aujourd’hui, des rues de la ville traversent des prés et des petits bois, sans plus aucune trace des maisons individuelles qui les bordaient. Lire le reste de cette entrée »

Publicités

2325349553_4274d23799_oCes jours, un procès s’est ouvert au Cambodge pour juger les crimes du régime khmer rouge. Un tortionnaire, M. Kaing Guek Eav, ancien professeur de mathématique et bureaucrate zélé, âgé aujourd’hui de 66 ans, comparaît pour répondre de la mise à mort par tortures d’au moins 12’000 personnes, nous explique la presse. Unanimes, parlant d’une seule et unique voix, les médias, les journaux, la télévision, ainsi que divers témoins et experts (je mets à part les survivants, évidemment), rappellent la monstruosité du régime du Kampuchéa démocratique. Celui-ci, dirigé par Pol Pot et ses complices entre 1975 et 1979, arrivé au pouvoir juste après la défaite des Etats-Unis au Vietnam, aurait fait 1,7 millions de victimes, selon l’évaluation officielle. (Si je mets la phrase au conditionnel, ce n’est pas pour nier les crimes, mais pour indiquer que les chiffres, dans ce genre de drames, sont toujours un peu approximatifs, faute de moyens de parvenir à des décomptes exacts.)

Ce procès, comme d’autres qui ont eu lieu il y a quelques années contre d’autres dirigeants khmers rouges, est l’occasion de rappeler l’histoire du génocide au Cambodge à ceux qui n’étaient pas nés en 1975. Mais, étrangement, ce n’est pas une occasion de rappeler la guerre menée pendant plus de dix ans par les Etats-Unis dans le Sud-Est asiatique, frappant non seulement le Vietnam, mais aussi le Cambodge et le Laos, et qui a précédé a prise du pouvoir par les Khmers rouges. Lire le reste de cette entrée »

Je viens de trouver ce billet sur le blogue « Crise dans les médias« , que je m’empresse de reprendre.

« Le blog, source d’inspiration pour les journalistes: 75% des journalistes utilisent les blogs pour trouver des idées de sujets, selon une étude réalisée récemment aux Etats-Unis (en anglais). En revanche, ils commentent rarement les blogs. Cette étude est sans doute transposable à la France. De plus, environ 30% des journalistes tiennent eux-même un blog.

Les journalistes consultent des blogs pour trouver des idées, des angles, des points de vue originaux. 75% reconnaissent que les blogs leur fournissent des idées de reportage ou des idées d’angle pour traiter un sujet, 70% des journalistes lisent régulièrement une liste de blogs, 21% passent plus d’une heure à lire des blogs. 57% en lisent 2 à 3 fois par semaine.

Les journalistes sont aussi sur les réseaux sociaux. 16% ont leur propre page sur un réseau social 48% lisent des blogs mais se ne commentent presque jamais.« 

Et, pendant qu’on y est, voici une citation tirée de Black List, recueil de témoignages de journalistes américains, rassemblés par Kristina Borjesson (1). Le journaliste qui parle s’appelle Philip Weiss: « J’ai vu la culture journalistique muter en profondeur. Les salles de rédaction se sont mises à ressembler de plus en plus aux bureaux d’une compagnie d’assurances (…) Lorsque j’ai commencé ma carrière, les journalistes ne ressentaient aucune affinité pour un avocat ou un politique. Ils s’identifiaient à la classe moyenne. Aux subalternes. la défiance envers l’autorité était considérée, chez eux, comme une qualité. Aujourd’hui, l’ensemble de la profession condamne cette approche, qu’elle juge inconvenante… et risquée. »

Que ceux qui aiment les histoires, les mystères, le dessous des cartes, lisent ce livre. Ce n’est pas parce qu’il n’est pas tout récent qu’il ne vaut rien, au contraire. D’ailleurs, un de ses chapitres est une introduction savoureuse à la « sabord’édition ». Ou comment l’édition édite des livres tout en les censurant.

(1) Kristina Borjesson, Black List, Quinze grands journalistes américains brisent la loi du silence, Ed. Les Arènes, Paris, 2003.