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En Pologne, la loi encore en vigueur, dont le texte reconnaît aux femmes le droit de décider si et quand elles veulent être mères, est, dans la pratique, une loi anti-avortement. Teresa Jakubowska, militante pour les droits des femmes et porte-parole de RACJA (RAISON, parti de la Gauche polonaise)
m’a fait parvenir le texte ci-dessous sur la mise en pratique de la loi polonaise de 1993 sur l’avortement (du temps du « socialisme réellement existant », le droit à l’avortement était reconnu – ce qui ne dit encore rien sur les conditions dans lesquelles il était pratiqué). Cet article est traduit en lituanien et sera remis à tous les députés lituaniens, pour qu’ils sachent quel avenir dramatique ils préparent aux femmes de leur pays.

Je me contente donc de transmettre le texte de Teresa Jakubowska. Comme il est très long, je me suis permis de couper quelques lignes, et surtout de souligner en gras les passages particulièrement révoltants.

Parmi nombre de textes de loi quotidiennement bafoués en Pologne par les institutions censées veiller à leur bonne application, une place à part est réservée à la loi «anti-avortement», qui date de 1993. Après 37 ans de liberté de décider de leur maternité, les femmes en Pologne ont perdu leurs droits. Depuis plusieurs années, l’Eglise catholique et les gouvernements successifs ont tout fait pour que ceux qui devaient l’appliquer ne la connaissent pas et pour que les femmes ignorent leurs droits et n’exigent pas leur respect. Lire le reste de cette entrée »

Le 12 janvier, sous le titre de «Glaciation balte», j’inaugurais ce blog par un billet tout à fait déprimant : le funeste projet du Parlement lituanien de suivre l’exemple polonais et d’interdire l’avortement. Rappelons qu’aujourd’hui encore – et souhaitons-le pour toujours – les femmes lituaniennes peuvent interrompre leur grossesse tout à fait légalement. Faute d’une diffusion suffisante des méthodes contraceptives, due aussi à la privatisation galopante de la santé (et peut-être aussi héritage historique des pratiques soviétiques), le recours à l’avortement est encore assez répandu comme contraception à posteriori. Il y a donc fort à parier que la majorité des femmes lituaniennes ne sont pas opposées à l’avortement, d’une part, et que beaucoup d’entre elles souffriraient gravement d’une interdiction imposée par les milieux réactionnaires.

Malgré un silence presque total des médias sur cette nouvelle, et grâce à l’opiniâtreté du réseau féministe de la gauche européenne, la nouvelle a filtré suffisamment pour émouvoir quelques élus européens. Ils ont envoyé une lettre au président du Parlement de la république de Lituanie. Lire le reste de cette entrée »