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permessobig1giu2009Qui s’intéresse encore à la Journée mondiale des réfugiés?  C’est typiquement le genre de journée alibi, comme la Journée des femmes, la Journée des handicapés, la Journée du cheval, etc, dont tout le monde se fiche, simple prétexte à des discours de circonstance. Depuis 2001, année de son invention, la situation n’a fait qu’empirer: les «personnes déplacées», comme on disait dans les années cinquante, sont de plus en plus nombreuses. Selon le rapport Global trends diffusé par le Haut commissariat aux réfugiés, 42 millions de personnes ont été contraintes par les guerres et les persécutions de fuir leur pays en 2008. Les pays riches édictent des lois de plus en plus cruelles et inhumaines pour les empêcher d’entrer, ou les laisser carrément crever de faim lorsque l’appareil administratif et juridique leur a décerné une non-entrée en matière, faisant d’eux ce que la Suisse appelle élégamment des NEM.

Les citoyens desdits pays «forteresse» affichent leur indifférence.  La journée passe donc largement inaperçue, seules les églises et les associations de défense des réfugiés lancent quelques actions. Ainsi, à Vevey, les Eglises protestantes organisent des «Cercles de silence». Lire le reste de cette entrée »

Du manioc dessiné en 1887 par Franz Eugen Köhler

Du manioc dessiné en 1887 par Franz Eugen Köhler

Ce message est tombé dans ma boîte. La situation au Nord-Kivu est si terrible que je m’empresse de relayer cet appel: Non à la guerre, oui à la souveraineté alimentaire!

La Confédération Paysanne du Congo, COPACO-PRP, organisation membre de la Via Campesina en Afrique, lance un appel à la solidarité internationale au vu de la situation de conflit armé et d’insécurité qui s’est intensifiée ces dernière semaines dans la province du Nord Kivu, dans le nord-est du pays, à la frontière avec le Rwanda.

Les victimes de ce conflit armé entre troupes régulières congolaises et groupes rebelles sont les populations civiles innocentes, obligées à fuir leurs maisons et leurs terres, à errer sur les routes et à se rassembler, dans le meilleur des cas, dans des camps de réfugiés. Il y aurait déjà plus d’un million de déplacés et trois millions de morts dans la région, en proie à l’insécurité depuis presque 15 ans déjà. Dans ce contexte de guerre et d’impunité, les femmes sont régulièrement violées, le viol étant considéré comme une arme de guerre comme une autre. Lire le reste de cette entrée »

tirailleursenegalaisLe 11 décembre dernier, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), association française, assignait de nouveau en justice la société Nutrimaine®. En effet, celle-ci ne respecte pas un accord passé en 2006 lui interdisant d’utiliser le slogan «Y’a bon Banania» sur les emballages et les affiches vantant son produit phare. Cette nouvelle m’a rappelé une émission passionnante de Là-bas si j’y suis, diffusée le 11 novembre dernier, jour anniversaire de l’armistice de la guerre de 1914-1918. J’y ai appris que c’étaient des linguistes qui avaient inventé le «petit nègre».

Quand Nicolas Bancel, historien, maître de conférences à Paris XI, et Eric Deroo, anthropologue, réalisateur de films documentaires, chercheur associé au CNRS, parlent de «l’aventure coloniale» à la radio, les «bienfaits de la colonisation» chers à Sarkozy et à ses potes sont traités exactement pour ce qu’ils sont: une entreprise de pillage, de destruction et de mépris des peuples. Un aspect m’a particulièrement frappée, qui peut paraître presque futile, mais m’a fait mesurer, paradoxalement, la profondeur du racisme qui frappe les Noirs encore aujourd’hui. C’est l’invention de ce que les maîtres blancs appelaient le Moi y’a dit, cette langue Tarzan dont Nutrimaine use encore sur ses boîtes de poudre de cacao. Lire le reste de cette entrée »

Qui a dit ça ?

«Nous devons réfuter toutes les pleurnicheries contre le recours à la terreur par des arguments simples et évidents. La terreur est une arme de guerre. Nous menons un combat national et nous pouvons nous passer des états d’âme comme d’une rage de dents. Une bonne fois pour toutes : le terrorisme fait partie de la guerre politique.»

Qui a dit cette horreur? Oussama Ben Laden? Le mollah Omar? Baitullah Meshud, le chef de guerre pachtoune opérant au Waziristan (entre le Pakistan et l’Afghanistan), qui passe pour avoir organisé l’assassinat de Benazir Bhutto?

Quand ces propos inexcusables ont-ils été prononcés? Avant ou après le 11 septembre 2001? Avant ou après la guerre en Irak? Avant ou après la « montée de l’islamisme »? Rien de tout ça.

C’est M. Itzhak Shamir, ancien premier ministre d’Israël, qui l’a dit. Il l’a dit, et même écrit, en 1943. D’accord, c’était longtemps avant d’être premier ministre. Lire le reste de cette entrée »

En Pologne, la loi encore en vigueur, dont le texte reconnaît aux femmes le droit de décider si et quand elles veulent être mères, est, dans la pratique, une loi anti-avortement. Teresa Jakubowska, militante pour les droits des femmes et porte-parole de RACJA (RAISON, parti de la Gauche polonaise)
m’a fait parvenir le texte ci-dessous sur la mise en pratique de la loi polonaise de 1993 sur l’avortement (du temps du « socialisme réellement existant », le droit à l’avortement était reconnu – ce qui ne dit encore rien sur les conditions dans lesquelles il était pratiqué). Cet article est traduit en lituanien et sera remis à tous les députés lituaniens, pour qu’ils sachent quel avenir dramatique ils préparent aux femmes de leur pays.

Je me contente donc de transmettre le texte de Teresa Jakubowska. Comme il est très long, je me suis permis de couper quelques lignes, et surtout de souligner en gras les passages particulièrement révoltants.

Parmi nombre de textes de loi quotidiennement bafoués en Pologne par les institutions censées veiller à leur bonne application, une place à part est réservée à la loi «anti-avortement», qui date de 1993. Après 37 ans de liberté de décider de leur maternité, les femmes en Pologne ont perdu leurs droits. Depuis plusieurs années, l’Eglise catholique et les gouvernements successifs ont tout fait pour que ceux qui devaient l’appliquer ne la connaissent pas et pour que les femmes ignorent leurs droits et n’exigent pas leur respect. Lire le reste de cette entrée »

Le 12 janvier, sous le titre de «Glaciation balte», j’inaugurais ce blog par un billet tout à fait déprimant : le funeste projet du Parlement lituanien de suivre l’exemple polonais et d’interdire l’avortement. Rappelons qu’aujourd’hui encore – et souhaitons-le pour toujours – les femmes lituaniennes peuvent interrompre leur grossesse tout à fait légalement. Faute d’une diffusion suffisante des méthodes contraceptives, due aussi à la privatisation galopante de la santé (et peut-être aussi héritage historique des pratiques soviétiques), le recours à l’avortement est encore assez répandu comme contraception à posteriori. Il y a donc fort à parier que la majorité des femmes lituaniennes ne sont pas opposées à l’avortement, d’une part, et que beaucoup d’entre elles souffriraient gravement d’une interdiction imposée par les milieux réactionnaires.

Malgré un silence presque total des médias sur cette nouvelle, et grâce à l’opiniâtreté du réseau féministe de la gauche européenne, la nouvelle a filtré suffisamment pour émouvoir quelques élus européens. Ils ont envoyé une lettre au président du Parlement de la république de Lituanie. Lire le reste de cette entrée »

Le diaporama qui suit se passe de commentaires. Tout le monde comprend les légendes au bas des photos, même sans savoir l’anglais.

L’école en Palestine:

Peu après le lever du jour, à Hébron, en Cisjordanie, des enfants en chemin pour l’école sont arrêtés à un check-point. Les soldats leur refusent le passage et leur ordonnent de retourner à la maison. Quelques enfants, dont des filles, défient les soldats et tentent de passer quand même. Peine perdue. Leur institutrice est avec eux, alors ils font la classe assis par terre, devant le check point. Une petite fille parvient même à lire une BD… Quelques jeunes garçons plus hardis tentent la bagarre, mais ils sont maîtrisés et certains sont arrêtés.

La légende finale du diaporama est :

« Si vous avez un tout petit peu de cœur, transmettez ces photos à tous vos amis. Et alors quelqu’un, peut-être, réalisera ce que les Palestiniens endurent tous les jours. »

Alors je le fais. Et he me demande: que peuvent bien penser les jeunes soldats israéliens en poste au check-point?

Les soins dentaires en Suisse me font hurler. Non pas les soins, qui sont excellents la plupart du temps, mais le fait qu’ils ne sont pas inclus dans les soins médicaux de base, donc sont à la charge totale du patient. Ils sont considérés comme des soins de confort. Oui, du confort, sauf pour les mômes, et encore.

Les dents, la mastication, la digestion, sans parler de l’esthétique minimum, c’est du confort. Tu peux manger des bouillies, ou mâcher tes hamburgers sur tes gencives: personne n’en est jamais mort. L’esthétique, l’image de soi, c’est aussi la preuve que tu sais te montrer responsable, que tu sais te prendre en charge. Et si tu ne peux pas payer, c’est que c’est du luxe pour toi. Point. Lire le reste de cette entrée »

Régulièrement, le Collectif Urgence Palestine (CUP) transmet à la presse ─ c’est-à-dire au Courrier, à 24 Heures, au Temps, à L’Illustré, à Migros Magazine, à L’Hebdo ─ un condensé des rapports sur les violations des droits humains commises par l’armée israélienne dans les Territoires palestiniens occupés. Avez-vous souvent lu tous ces détails dans vos journaux habituels ? Moi pas. Mais peut-être que je lis mal…

Ce mardi matin, nous apprenons que le gouvernement israélien a légèrement assoupli le blocus imposé dans la bande de Gaza, et commencé à y autoriser la livraison de carburant domestique. Cela après quatre jours de blocus strict qui faisait craindre une grave crise humanitaire à Gaza. Mais tout ça, c’est de la faute du Hamas. En tout cas, c’est ce qu’a déclaré, avec une grande élégance, ce modèle d’humanisme qu’est le premier ministre israélien, M. Ehoud Olmert. Selon les agences de presse, ce dernier a affirmé le week-end dernier, au plus fort du blocus – c’est moi qui souligne:

«En ce qui me concerne, tous les habitants de Gaza peuvent se déplacer à pied et manquer d’essence pour leur voiture, car ils sont gouvernés par un régime assassin qui ne permet pas aux habitants du sud du pays de vivre en paix.»

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