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soldat israélienLe site Loubnan ya Loubnan, où un Français parle du Liban et de son amour pour ce pays, publie un article stupéfiant: «L’invraisemblable obsession scatologique du soldat israélien». Ou il expose de manière documentée comment, en plus de tuer, détruire, voler, torturer, l’armée israélienne laisse systématiquement le produit de ses défécations chez ses «ennemis». Une manière sans équivoque de leur dire: «En plus de vous vaincre, on vous emmerde, parce que vous nous faites vraiment chier». Le stade de développement psychique que cela révèle a été très complètement documenté au début du XXe siècle par le bon Docteur Freud et son collègue Karl Abraham.

L’«armée la plus morale du monde» pratique là, en effet, un étrange «art de la guerre». Cet aspect pestilentiel des choses a été très peu diffusé en français, et à peine un peu plus en anglais. Mais le crime de lèse-majesté du drapeau français, commis tout dernièrement par les soldats israéliens à Naplouse, en Cisjordanie, commence à faire changer les choses, semble-t-il.

Même si cette manie a un caractère dérisoire (et quelle dérision, en effet…), comparée aux exactions mortelles commises par l’armée israélienne, il faut que ça se sache. Je tente d’y contribuer, avec mes maigres forces et je diffuse donc à mon tour le billet de Loubnan ya Loubnan.

De temps en temps, poussée par l’indignation, je publie un bref billet sur la guerre menée par Israël contre les Palestiniens. Voici donc quelques sujets, un peu voisins repêchés dans les bas-fonds de ce blogue:

Que les survivants aillent à pied!

L’école et les mitraillettes

Qui a dit que «le terrorisme fait partie de la guerre politique»?

Illustration: Soldat israélien de retour de la deuxième guerre du Liban, publiée sous domaine public

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Bandeau_portail_les-femmesÇa m’énerve, cette histoire de burqa qui vient à point, en France, pour divertir le bon peuple rendu hagard par les incessantes cruautés inventées par son omniprésident. En plus, évidemment, cela donne de nouveau l’occasion à certains de dire n’importe quoi. Non tant sur l’oppression des femmes, mais sur «l’incapacité civilisationnelle» des autres, les «pas comme nous»…

Commençons par quelques précautions oratoires : je suis féministe depuis que je me connais, militante (à gauche, cela va sans dire, mais je le dis) depuis à peu près aussi longtemps. Je hais les machistes, les mâles autoritaires qui savent mieux que les femmes ce qui est bon pour elles. Mais je hais tout autant les faux-culs qui utilisent le féminisme pour distiller des discours hostiles ─ et commettre des actes du même tonneau, tant qu’à faire ─ contre tous ceux qui ne sont pas de bons Occidentaux mâles, blancs, bourgeois, hétéros. Lire le reste de cette entrée »

permessobig1giu2009Qui s’intéresse encore à la Journée mondiale des réfugiés?  C’est typiquement le genre de journée alibi, comme la Journée des femmes, la Journée des handicapés, la Journée du cheval, etc, dont tout le monde se fiche, simple prétexte à des discours de circonstance. Depuis 2001, année de son invention, la situation n’a fait qu’empirer: les «personnes déplacées», comme on disait dans les années cinquante, sont de plus en plus nombreuses. Selon le rapport Global trends diffusé par le Haut commissariat aux réfugiés, 42 millions de personnes ont été contraintes par les guerres et les persécutions de fuir leur pays en 2008. Les pays riches édictent des lois de plus en plus cruelles et inhumaines pour les empêcher d’entrer, ou les laisser carrément crever de faim lorsque l’appareil administratif et juridique leur a décerné une non-entrée en matière, faisant d’eux ce que la Suisse appelle élégamment des NEM.

Les citoyens desdits pays «forteresse» affichent leur indifférence.  La journée passe donc largement inaperçue, seules les églises et les associations de défense des réfugiés lancent quelques actions. Ainsi, à Vevey, les Eglises protestantes organisent des «Cercles de silence». Lire le reste de cette entrée »

Flint2764Les écologistes en rêvent: arracher l’asphalte des parkings, supprimer les routes inutiles, meurtrières et polluantes, jeter bas les bâtiments de béton, raser les horribles zones industrielles et commerciales à l’orée des villes… Et rendre, enfin, ses droits à la nature, laisser pousser les arbres et respirer la terre. Et, ce faisant, faire enfin reculer l’étouffante laideur dans laquelle nous condamnent à vivre ceux qui ne jurent que par la «croissance».

Le prix humain et social en est élevé, mais la crise de l’automobile aux Etats-Unis permet aux écologistes de réaliser leurs rêves les plus fous.

Selon The Telegraph du 12 juin dernier, repris par le site Contre Info, Flint, la ville du Michigan (USA) berceau de General Motors, la ville du Roger and Me de Michael Moore, a décidé de raser des quartiers entiers pour les rendre à la nature. Déjà aujourd’hui, des rues de la ville traversent des prés et des petits bois, sans plus aucune trace des maisons individuelles qui les bordaient. Lire le reste de cette entrée »

180px-Klassischer-FlegelPas de surprise: le 4 juin dernier, après le Conseil fédéral et le Conseil national, le Conseil des Etats a recommandé au bon peuple suisse de rejeter l’initiative populaire du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) visant à interdire l’exportation de matériel de guerre. Nous irons donc voter selon notre conscience et, je l’espère, contre les directives gouvernementales.

Pour rappel: aujourd’hui, la Suisse vit sous le régime de la Loi sur le matériel de guerre, autorisant l’exportation de ce matériel si cela ne contrevient pas au droit international. La Suisse a évidemment signé et ratifié un certain nombre de conventions internationales sur la question, mais ne les respecte pas toutes.

Selon les journaux, le dilemme auquel devaient répondre les sénateurs et autres «responsables politiques» était le suivant: soit continuer à vendre des armes et d’autres produits de haute technologie pour permettre aux ouvriers, ingénieurs, informaticiens, directeurs, et autres personnes qualifiées de garder leur postes dans les entreprises concernées (et aux actionnaires de préserver leurs dividendes, mais bizarrement cet argument n’a pas été évoqué). Ce choix a un prix (tout petit), évidemment: contribuer ─ indirectement, la Suisse est neutre ─ à ce qu’un certain nombre (un nombre certain) de gens, surtout des civils, soient hachés en petits morceaux sanglants sous leurs maisons détruites  (liste non exhaustive). Ici ou là, mais surtout là-bas. Soit, autre terme de l’alternative, renoncer à ce commerce et risquer de mettre plus de 5000 personnes au chômage. Totalement inconcevable. Lire le reste de cette entrée »