Ça y est, ils y sont arrivés ! Dix ans, ou presque, que ça leur aura pris, aux beaufs successifs qui prétendent (mal) gérer l’immeuble dans lequel je loue un appartement depuis 1994 ! Et aujourd’hui, branle-bas de combat : sans information, sans sommation, deux électriciens ont fait hurler leur perceuse et tiré des fils pour que nous soyons, enfin, en sécurité. Six heures plus tard, le digicode est installé, chaque habitant (ou propriétaire d’appartement) a son machin pour ouvrir la porte à distance à ses visiteurs. Choisis, les visiteurs, hein, car il ne faudrait pas que n’importe quel gueux puisse entrer à la « résidence Bellecour » (ça ne s’invente pas)! En outre, il ou elle ne peut regagner son domicile par derrière que s’il a une clé sécurisée, et par devant seulement s’il a mémorisé le code ou a sa clé en poche. Evidemment, s’il est distrait en descendant la poubelle…
L’idéologie sécuritaire, diffusée à jet continu par les partis politiques de droite, la presse-qui-ment-et-ne réfléchit-pas, la pseudo-gauche (suivez mon regard) et, malheureusement, aussi par les classes populaires rendues hagardes par l’incessant ressassement des dangers qui menacent les riches, a gagné. L’assemblée des copropriétaires a voté en faveur de la fermeture sécurisée de la porte d’entrée de l’immeuble et de la réfection de la cage d’escalier. Read the rest of this entry »
Le site Loubnan ya Loubnan, où un Français parle du Liban et de son amour pour ce pays, publie un article stupéfiant:
Ça m’énerve, cette histoire de burqa qui vient à point, en France, pour divertir le bon peuple rendu hagard par les incessantes cruautés inventées par son omniprésident. En plus, évidemment, cela donne de nouveau l’occasion à certains de dire n’importe quoi. Non tant sur l’oppression des femmes, mais sur «l’incapacité civilisationnelle» des autres, les «pas comme nous»…
Qui s’intéresse encore à la
Les écologistes en rêvent: arracher l’asphalte des parkings, supprimer les routes inutiles, meurtrières et polluantes, jeter bas les bâtiments de béton, raser les horribles zones industrielles et commerciales à l’orée des villes… Et rendre, enfin, ses droits à la nature, laisser pousser les arbres et respirer la terre. Et, ce faisant, faire enfin reculer l’étouffante laideur dans laquelle nous condamnent à vivre ceux qui ne jurent que par la «croissance».
Pas de surprise: le 4 juin dernier, après le Conseil fédéral et le Conseil national, le Conseil des Etats a recommandé au bon peuple suisse de rejeter
L’espoir fou placé dans les pouvoirs des découvertes techniques pour créer un monde meilleur a la vie dure! Grâce à la science, un jour, les poules auront des dents. Et les véhicules automobiles individuels seront comme des fleurs, ils rouleront sans émettre la moindre molécule empoisonnée.
«Oui, mais toi, tu es contre le sport.» Cet ami m’a lancé cette petite phrase ─ que j’entends assez souvent ─ lors d’une discussion sur une manifestation sportivo-publicitaire organisée récemment dans la vieille ville de Lausanne. Nous étions d’accord pour trouver déplorable la décision de la Municipalité d’autoriser ce marchand de limonade à construire une piste de glace, ainsi que ses arguments («C’est du sport, et ça plaît aux jeunes»). Mon ami ne m’a pas dit que mon opposition à l’exhibition ─ qui, parait-il, a rassemblé 40′000 personnes dans la liesse ─ avait moins de valeur parce que je suis «contre le sport». Mais peut-être n’en pensait-il pas moins?
Le Bureau vaudois de l’égalité entre les femmes et les hommes
Ces jours, un procès s’est ouvert au Cambodge pour juger les crimes du régime khmer rouge. Un tortionnaire, M. Kaing Guek Eav, ancien professeur de mathématique et bureaucrate zélé, âgé aujourd’hui de 66 ans, comparaît pour répondre de la mise à mort par tortures d’au moins 12′000 personnes, nous explique la presse. Unanimes, parlant d’une seule et unique voix, les médias, les journaux, la télévision, ainsi que divers témoins et experts (je mets à part les survivants, évidemment), rappellent la monstruosité du régime du Kampuchéa démocratique. Celui-ci, dirigé par Pol Pot et ses complices entre 1975 et 1979, arrivé au pouvoir juste après la défaite des Etats-Unis au Vietnam, aurait fait 1,7 millions de victimes, selon l’évaluation officielle. (Si je mets la phrase au conditionnel, ce n’est pas pour nier les crimes, mais pour indiquer que les chiffres, dans ce genre de drames, sont toujours un peu approximatifs, faute de moyens de parvenir à des décomptes exacts.)
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